Le vrai visage de l'UNI (tract du SCALP)

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LE VRAI VISAGE DE L'UNI
tract du SCALP Limoges datant de 2008


L’UNI (Union Nationale Interuniversitaire) se gargarise d’avoir eu un score honorable aux élections du Conseil de gestion de la fac de Droit. Le SCALP limoges (militants anti-racistes radicaux) tient à dévoiler le vrai visage de cette organisation. En effet sous couvert de respectabilité, il se cache un tout autre visage. Notre but est d’informer les étudiants pour qu’ils sachent ce que voter ou adhérer à l’UNI signifie. Voici la véritable histoire de l’UNI. Celle d’un syndicat héritier des « meurtriers » du SAC et flirtant dangereusement avec l’extrême droite.

L’UNI petit frère du SAC (Service d’Action Civique):

L’UNI s’est officiellement créé le 12 janvier 1969 dans le bureau de Debizet, patron du SAC. L’UNI fut fondée par J.Rougeot (Universitaire) et J-F Chauvel (journaliste au Figaro).
Dès le début « l’UNI n’est rien d’autre qu’une branche universitaire du SAC » (1). Rappelons que le SAC fut crée en 1958 par Debizet. Nous trouvons parmi ses dirigeants E.Leandri (collaborateur notoire qui a porté l’uniforme de la Gestapo) ainsi que de nombreux membres de la police, de l’armée et certains mercenaires (Bob Denard par exemple).
Le SAC est une organisation politique et militaire sous les ordres des gaullistes et protégée par la CIA pour leur lutte anti-communiste. Leurs missions étaient de faire régner la terreur chez leurs ennemis et de soutenir De Gaulle par tous les moyens. Par exemple en 68 certains membres du SAC déguisés en ambulanciers ramassèrent des manifestants pour aller les tabasser au sous sol de leur QG. Dans les années 70, P.Chairoof publie dans Libération un plan du SAC prévoyant l’internement des gauchistes dans des stades. Ce document est attribué à Kappé, fidèle lieutenant de Charles Pasqua qui cria au complot. Les barbouzes du SAC auront de nombreux ennuis avec la justice de 68 à 81 pour « coups et blessures, port d’armes, agressions armées, proxénétisme, racket, incendie volontaire, trafic de drogue, hold up etc.» (2).
Le SAC sera dissout après la tuerie d’Auriol (en 1981 à Marseille) où un règlement de compte interne au SAC aboutit à l’assassinat du militant Massié et de toute sa famille.
L’UNI, branche universitaire du SAC, profita de l’appui logistique et physique du SAC (pour les manifs, les collages, leurs ventes de revues, les opérations de force etc.). La majorité des membres de l’UNI était aussi membres du SAC.
Après la dissolution du SAC en 1982, les mêmes rapports continuèrent et continuent toujours entre l’UNI et le MIL (qui prit le relais du SAC, avec les mêmes membres et la même idéologie). Le Mouvement Initiative et Liberté est présidé par Rougeot (fondateur de l’UNI en 58) et ces deux organisations ont eu le même local pendant très longtemps.

Le flirt assumé avec l’extrême droite :

Le terrain d’existence de l’UNI est l’université mais son action est uniquement politique. Pour Rougeot (le président historique) il s’agit de « lutter contre la subversion marxiste particulièrement dans l’université, pour la justice, la famille et l’armée (3) ».Comme l’extrême droite il proteste contre « la chienlit ou antifrance, les mouvements de libérations féminins, les fronts homos, les écologistes politisés, les alternatifs, les autonomes, les promoteurs d’immigrés, les anarchistes, en bref toute cette avant-garde de chaudpisseux et de vérolés » (4). Tout un programme…

Depuis sa création et jusqu’à aujourd’hui l’UNI a toujours « penchée » à l’extrême droite. En 1985, l’UNI Nanterre ose titrer un de ses tracts « mon honneur s’appelle fidélité ».Cette devise était celle des Waffen SS…Ca se passe de commentaire…
En 1988, l’UNI Malakoff diffuse un tract montrant Mitterrand habillé en islamiste, entouré de minarets et de Corans et parlant en Arabe. Même le FN n’est jamais allé aussi loin…
La même année la direction de l’Université de paris X remarque que les militants de l’UNI qui tractent sont « armés et ont quitté l’Université en entonnant des chants nazis » (5).
De plus il y eut de nombreuses listes communes entre l’UNI et des groupuscules d’extrême droite voir carrément nazis. En effet pour compenser son faible nombre de militants l’UNI se rapprocha du GUD. Le GUD (Groupe Union Défense) était un groupuscule se réclamant du « national-socialisme » et majoritairement composé de skinheads néo-nazis.
L’UNI fit liste commune avec eux à Assas en 1979 et à Paris II pour le CROUS en 1983. Durant les années 90 le FN va infiltrer systématiquement l’UNI avant de fonder RE (Renouveau Etudiants). Des sections entières de l’UNI iront d’ailleurs rejoindre RE (Nice, Sceaux etc…).

L’UNI clame qu’elle a changé en soutenant Chirac puis Sarkozy aux présidentielles. Mais peut on le croire ?

Assurément non ! Car chasser le naturel il revient au galop. Aujourd’hui encore l’UNI « copine » avec l’extrême droite. En 2000/2001 figuraient deux dirigeant du MNR (Mégret) en tête de la liste du l’UNI à l’Université de Strasbourg. De plus la section de l’UNI Dauphine à rejoint le RED (syndicat d’extrême droite proche du FN et du MNR)) en 2005.
L’UNI participa activement aux cotés des catholiques intégristes et autres réactionnaires d’extrême droite à la lutte contre le PACS. Voici ce qu’ils pensent de l’Homosexualité : « PACS = mariage homo. Il ne s’agit pas de s’immiscer dans la vie privée des homosexuels, mais une société ne saurait prendre la responsabilité de mettre en danger l’avenir des enfants, ainsi que leurs droits à bénéficier d’une éducation qui ne soit ni déviante, ni marginale ». (6) . Consternant…
L’UNI en 2001 dans un article s’attaque «aux intellectuels qui préfèrent « tambouiller » un mélange aigre-doux ou épicé ou tout ne se fait que par origines, langues et convenances personnelles à grand renfort de rap et de techno » (7). Quelle vision progressiste du métissage culturel…
L’UNI s’est associée avec des mouvances d’extrême droite très violentes pendant le conflit du CPE en 2006 pour « débloquer » certaines facs et faire une « chasse » aux grévistes dans le quartier latin. Ce sont ces mêmes militants (UNI et fascistes) qui chantaient la marseillaise et « allez les bleus » à Nanterre cette année (2008) quand les CRS chargeaient brutalement des grévistes pacifistes.

A Limoges l’UNI (8) tente de s’imposer en fac de droit et de sciences économiques. Mais sous couvert de cols blancs respectables et de mocassins bien cirés l’UNI Limoges représente bien son lourd passé. C'est-à-dire une proximité idéologique et physique avec le SAC et le MIL. Ainsi la petite poignée de militants UNI en fac de droit a soutenu activement Alain Marsaud aux législatives de 2007. Il faut rappeler que A.Marsaud est « réputé » très proche de Pasqua. Ce dernier était une pièce maîtresse du SAC et surtout du MIL. D’ailleurs lors de leurs quelques collages, très peu d’étudiants sont présents voir aucun… mais les gros bras du MIL, eux, oui !
Aujourd’hui comment doit-on qualifier l’UNI ? « Droite dure », « droite de la droite », « extrême droite », « droite extrême » ? Il serait plus juste de parler d’une organisation (et non un syndicat de défense des étudiants) réactionnaire et fascisante que tous les étudiants doivent combattre !

UNI HORS DES FACS ET DES LYCEES!!!
 



(1) Rapport officiel de la commission d’enquête parlementaire sur le SAC, 1981.
(2) F. Audigier, « histoire du SAC », p.462.
(3) J.Rougeot « la contre offensive, édition de la pensée universelle », 1974.
(4) « Les alliés de Mitterrand », tract de l’UNI Nanterre, 1988.
(5) Communiqué du Président de Paris X, 9 mars 1988
(6) Site Internet de l’UNI-Lyon.
(7) « Lettre des étudiants alsaciens », journal de l’UNI, n°2, février/mars 2001.
(8) Le président de l’UNI Limoges est Guillaume GUERIN

Publié dans ANTIFA

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