Communiqué du comité de lutte du Mirail (Toulouse II) sur l'attaque policière du 19 mars

Jeudi 19 mars, toulouse.

La manifestation étudiante organisée dans le cadre de la journée de grève interprofessionnelle, s’est terminée par une action « d’autoréduction », votée en assemblée générale. Le principe de l’action était de bloquer les caisses du magasin en échange de la gratuité d’une certaine quantité de produits. Alors que les manifestant-e-s avaient négocié cet accord avec le gérant du Monoprix et que l’action se déroulait dans le calme, la Brigade Anti-Criminalité accompagnée des gardes mobiles ont chargé les 300 manifestants qui bloquaient le magasin. Après une première charge sans sommation pour évacuer les entrées du magasin, où au moins deux manifestantes se sont faites ouvrir le crane par des coups de tonfa, les forces de l’ordre ont tenté de disperser la foule avec des tirs de flash ball et des bombes déflagrantes. Un manifestant a été grievement blessé près de l’oeil par un tir tendu de flash ball. Afin de se protéger de nouvelles charges, les manifestant-e-s ont mis en place des barricades à l’aide de poubelles enflammées. Les affrontements ont duré environ une heure jusqu’à ce les forces de l’ordre réussissent à faire place nette.

En plus des nombreux blessés, deux personnes ont été interpellées. Un rassemblement de soutien, réunissant plus de 200 personnes, s’est donc improvisé devant le commissariat central vers 21h.

Face à la montée de la contestation, réunissant 110000 manifestant-e-s à Toulouse avec des revendications sur les salaires, le service public d’éducation, la précarité, la seule réponse obtenue est la violence policière. La répression de cette journée de grève et d’action, massivement suivie, nous démontre que le gouvernement prend peur face à la colère des travailleurs-euses et des étudiant-e-s, et craint une amplification du mouvement.

Le comité de lutte des étudiant-e-s du Mirail condamne fermement les pratiques policières, et prévient que nous ne nous laisserons pas intimider.

« une attaque contre un seul est une attaque contre tous » La lutte continue...