Parce-qu'ils veulent arrêter le progrès... social

Publié le par V

 

Parce-que plus de droits pour les travailleurs signifie moins d'abus des patrons,

 

Parce-que des salaires équitables, des cadences de travail tolérables, de vrais contrats de travail signifient moins de profits pour les actionnaires,

 

Parce-que plus de contrôle démocratique sur les activités économiques et politiques signifie moins de dictature du marché, des multinationales et des riches,

 

Parce-qu'une Éducation et une Université gratuite, accessibles à tous tout au long de la vie, et libérées des pressions des entreprises privées signifie offrir un Savoir indépendant du Pouvoir, potentiellement critique vis-à-vis de la société dans laquelle nous vivons,

 

Parce-que la régularisation de tous les sans-papiers signifie une société ouverte à tous, sans condition de lieu de naissance, d'utilité économique, de rentabilité,

 

Parce que la classe dominante (politiciens, PDG, banquiers, gros actionnaires...) sait très bien où sont ses intérêts,

 

Elle utilise tous les moyens à sa disposition pour nous dissuader de contester ses « réformes » anti-sociales :

l'épouventail du terrorisme (pour justifier les abus policiers et la surveillance de tout le monde), la stigmatisation des mouvements sociaux (« minoritaires », « violents »...), la répression judiciaire et policière, la menace du chômage et de la misère, les technologies sécuritaires (Taser, biométrie, fichage ADN, vidéo-surveillance...), etc...

 

Avec leur « justice », leurs CRS qui attaquent des grèvistes, leurs riches actionnaires qui nous mettent au chômage pour s'engraisser encore plus, leurs militants UMP qui argumentent à coups de boule quand ils distribuent des tracts sur les campus (Nanterre, le 30/01/09) et leurs militants d'extrême-droite armés de battes de baseball, encouragés par le Gouvernement à casser violemment les piquets de grève étudiants,

EN RÉALITÉ, LES PLUS VIOLENTS, CE SONT CEUX QUI DOMINENT !!

Ils veulent briser nos espoirs en des jours meilleurs. Ils détruisent des avancées sociales obtenues difficilement au prix de nombreuses luttes (congés payés, salaire minimum, retraite, baisse du temps de travail, sécurité sociale, etc...). Ils excluent toujours d'avantage la misère hors des centre-villes, à l'abri du regard des bons consommateurs et du champs des caméras de télévision, avec la violence policière comme seule réponse dans les banlieues populaires. Ils précarisent toujours d'avantage nos vies, nous demandent de payer LEUR crise, et nous ordonnent de marcher droit !

Ceux sont eux les casseurs ! Ceux sont eux les bloqueurs !

Ceux sont eux les terroristes !

 

Il est temps que la peur change de camp !

Syndique-toi, ou pas, mais BATS-TOI !

 

Commençons par nous organiser là où nous sommes, rejoignons la lutte contre la privatisation des universités

 

 

QUE VEUT LA CNT POUR LA RECHERCHE ?

La CNT soutient toutes les tentatives concrètes pour une recherche et un enseignement au service de tous : empêcher la privatisation des recherches, développement des logiciels libres, accès libre aux résultats de la recherche, universités populaires, accès au savoir tout au long de la vie, auto- organisation non-hiérarchique des équipes et des laboratoires, publications gratuites...

Mais ce n’est pas suffisant, car le système capitaliste fait tout pour entraver le développement de ces initiatives. Seules la lutte et l’organisation collective permettront d’établir un rapport de force suffisant afin d’obtenir ce que nous voulons :

  • une Université et une Recherche autogérées où les buts et les orientations se décident de manière

démocratique par des commissions élues issues du monde étudiant et académique,

  • l’arrêt du recours aux contrats précaires et à la sous-traitance au sein des Universités. Une Université et une Recherche de qualité, cela commence par des emplois stables pour le personnel !

  • une Université et une Recherche réellement publiques, financées par l’argent public en fonction de ses besoins, pour une société où la démocratie s’exerce sur le terrain et non dans l’antichambre des ministères.

 

Les financements existent, à nous de nous les réapproprier :

- Transfert des crédits militaires : l’arrêt de la recherche militaire, permettra de transférer les crédits de l’armée sur ceux de la recherche publique non mortifère.

- Arrêt du crédit impôt recherche : ce système qui vise à rembourser la moitié des frais de recherche des entreprises privées est scandaleux. 3,5 milliards d’euros en 2008 ! Et avec une augmentation prévue de 600 millions d’euros par an…

- Suppression des agences d’innovation : les crédits énormes consentis aux « agences pour l’innovation» (AII) représentent un autre cas de détournement de l’argent public vers des projets conformes aux exigences du monde industriel.

 

 

Assemblée Générale Lundi 9 février 10h, Amphi A2

Tout le monde est concerné : syndiqués et non-syndiqués, étudiants, BIATOSS, professeurs...

Qu'on se le dise : s'ils cherchent à nous diviser, alors soyons unis !

Pour une lutte collective non-corporatiste et non-hiérarchique !

 

Pour nous contacter :

Section universitaire Nanterre :

http://cnt-p10.over-blog.com

cnt.fau.p10@no-log.org

Local C50 (rez-de-chaussée bâtiment C)

 

Site internet confédéral :

http://www.cnt-f.org

 

STE 92 (Syndicat des Travailleurs de l'Education du 92) :

http://www.cnt-f.org/ste92/


Publié dans FAC OFF

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