Sections Superieur & Recherche

CNT Sections Supérieur-Recherche (ex Formation Action Université) désigne les sections syndicales de la CNT au sein des universités. Dans une demarche anti-corporatiste, les sections SR regroupent localement en leurs seins les étudiants et les salariés de l'université (chercheurs, profs, Biatoss...). Par ailleurs les sections SR militent au sein du Syndicat de l'éducation CNT de leur département (ex: le Syndicat des Travailleurs de l'Éducation 92), de l'union régionale CNT locale (ex: CNT-URP) et de la Fédération des Travailleurs de l'Education de la CNT (CNT-FTE).

Modes d’actions et fonctionnement

Autogestion : Chez nous pas de petit chef ni de leader, tout le monde a le même poids et les décisions se prennent collectivement, à la base. Nous voulons en effet expérimenter au sein de nos sections, de nos syndicats et de notre confédération des modes de fonctionnement internes qui reflètent la société que nous voulons construire, anticpaitaliste, anti-autoritaire et basée sur l'autogestion de l'économie et la démocratie directe. S'il peut exister des mandatés, ils sont révocables à tout moment de la même façon qu'il ont été mandaté, par la l'assemblée générale souveraine de la section ou du syndicat.

Action directe : c’est une forme de lutte, décidée, mise en oeuvre et gérée directement par les premierEs concernéEs. Grèves, boycott, piquets de grève, occupations, sont par exemple des formes d’action directe que nous pratiquons régulièrement au sein de la CNT. Les gouvernants et le patronat ne reculent pas devant la cogestison et la négociation, seul le rapport de force paie. A la dureté de notre temps, opposons la dureté de la riposte.

Anticorporatisme  et syndicalisme interpro: A l'heure ou plus d'un étudiant sur deux travaille pour payer ses études et où les univeristés sont de plus en plus soumises aux logique du pouvoir et du capital, nous ne croyons pas à une "communauté universitaire" fantasmée et coupée de la société et des enjeux qui la traversent. Il est donc pour nous indispensable de créer des liens avec tous les exploités. C’est pourquoi nous militons au sein de la FTE sur toutes les luttes de dans l'éducation de la maternelle à l'université, et au sein de notre Union Régionale avec les syndicats CNT des différents secteurs du monde du travail.

Un syndicalisme de combat : Le bilan du syndicalisme de cogéstion et du réformisme est pour nous sans appel: depuis une vingtaine d’années, les salariéEs comme les étudiantEs ne cessent de voir leur condition de vie se dégrader. Les gouvernements de droite comme de gauche défendent les intérêt des plus privilégiés et ne reculent que devant une mobilisation forte, et non pas parce que les gens choisissent entre deux chargés en communication tous les cinq ans. Quel acquis social n'a--t-il pas été obtenu par la lutte et la mobilisation sociale?.

Un syndicalisme de classe: Contrairement à ce que certains voudraient bien faire croire la CNT n’est pas une obscure organisation d’extrême gauche constituée de personnes ultra politisées. En tant que syndicat, la CNT se développe sur une logique d'adhésion fondée sur l'appartenance de classe et les pratiques qu'elle développe en son sein et dans les luttes syndicales. Toutefois nous revendiquons le droit de nous mobiliser en tant que syndicat, au niveau local, régional, national et international, dans toutes les luttes politiques et ce de façon autonome par rapport aux partis politiques.

Un syndicalisme révolutionnaire : Conscient que la cause de nos problèmes se trouve aux fondements-mêmes du système dans lequel nous vivons nous ne croyons pas au réformisme, à la cogestion et au cirque électoral. Toutefois pour la CNT, plutôt que d'attendre passivement un hypothétique grand soir, il s'agit d'expérimenter et de construire dès aujourd'hui la société de demain, de façon autonome par rapport à l'Etat et au patronat, dans nos luttes et dans tous les domaines de nos vies. Que ce soit à la fac ou ailleurs, la CNT-SR participe ainsi à l'organisation de concerts militants, de caisses de soutien, de formation juridiques, de conférences, de projections, de bouffes collectives ou encore de coopératives syndicales autogérées.

 

POUR une université accessible à tous/toutes

POUR une remise en cause des pédagogies actuelles (pour plus d’échange entre enseignantEs et étudiantEs, pour un savoir réellement émancipateur, pour que la finalité des études ne soit pas qu’un simple diplôme... !)

POUR une amélioration de la vie étudiante (gratuité des transports, rénovation/augmentation des cîtés-u, revenu étudiant...)

POUR l’égalité complète entre étudiantEs françaisEs et étrangerEs

POUR un mouvement social de masse et autonome

CONTRE la privatisation de la fac à petit feu (LMD, Pub, savoir lié aux intérêts du marché, LRU...)

CONTRE les réactionnaires et les fachos de tous poils

CONTRE le flicage des campus

CONTRE la démagogie de la gauche molle et la récupération par des petits chefs des mouvements étudiants

CONTRE le capitalisme

Rejoindre la CNT, c’est déjà agir : la multiplication des sections et syndicats départementaux est une nécessité incontournable pour le développement des luttes comme de notre syndicat.

 

Université libre, gratuite et populaire !