[RUSF Nanterre] Prise d’otage des étudiants sans-papiers : quand la fac joue le jeu de la préfecture

Publié le par V

http://www.gisti.org/doc/actions/2006/rusf/logo_rusf.gifEn juin 2011, la vice présidence de l’université, incarnée par Mr Crowley, s’est engagée à assumer ses responsabilités vis-à-vis de ses étudiants sans-papiers et à soutenir ces derniers dans leurs demandes de régularisation. Après une réunion tripartite (présidence, vice-présidence et membres du RUSF), la fac s’est engagée à déposer les dossiers rassemblés, en imposant un certain nombre de conditions (notamment l’absence d’OQTF1 en cas de refus).

 

Faisant mine de répondre à nos demandes de suivi et réclamant même des pièces supplémentaires, C. Crowley a insisté pour mener seul les négociations avec la préfecture, affirmant qu’une présence « militante » mettrait en danger ces-dernières.

Résultats : nous n’avons actuellement aucune idée de l’état de la situation. Non seulement la vice-présidence refuse de donner une quelconque trace matérielle de leur dépôt, mais la préfecture nie formellement avoir jamais accepté de dépôt groupé de dossiers d’étudiants portés par la vice-présidence de l’université de Nanterre ; et surtout, aucun récépissé n’a été fourni (qui aurait valu une régularisation temporaire le temps de la délivrance d’un titre de séjour).

 

Nous avons donc été doublement pris en otage, matériellement et politiquement, puisque les étudiants abusés ont été empêchés d’entreprendre les démarches de leur côté pendant tout ce temps, et qu’à peu de frais, M. Crowley s’est débarrassé de l’encombrant rapport de force qui existait avec le RUSF en faisant semblant de collaborer aux efforts pour la régularisation des étudiants sans-papiers.

 

Cette attitude irresponsable de l’université envers ses étudiants s’associe au durcissement spectaculaire de la politique des préfectures à l’égard des étudiants étrangers : dans ce sens, la vice-présidence a affirmé au dernier CEVU son opposition à certaines inscriptions d’étudiants étrangers en des termes d’une indécence rareévoquant son désir de ne pas voir Nanterre transformée en « bidonville » universitaire.

 

Régularisez-nous ou rendez-nous les dossiers 

M. Crowley, si vous ne prenez pas vos responsabilités, d’autres le feront !

JEUDI 1er DECEMBRE à 12h30,

devant le bât. B

 

rufparis10@gmail.com

Permanences tous les jeudis, 18h, DD202

 

1 Obligation de Quitter le Territoire Français, qui accompagne dorénavant systématiquement un refus de régularisation.

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