Appel de la CNE de Strasbourg (22 mars 2009)

Publié le par V

  En ce samedi 21 mars, jour de la tenue de la Coordination Nationale Etudiante, Jean-baptiste Prevost, président de l’Union Nationale des Étudiants de France (UNEF), a déclaré que les assemblées générales universitaires, n’ont « pas autant de légitimité que des syndicats pour négocier ». Cette déclaration est absolument intolérable.

La coordination Nationale Étudiante (CNE) condamne fermement ces propos, qui s’inscrivent dans la lignée de ceux du chargé de communication du ministère de l’enseignement supérieur, Benoist Apparu, déclarant que « les seuls partenaires représentatifs, ce sont les syndicats. Les coordinations nationales, c’est la démocratie des soviets ».

Nous réaffirmons que seules les AG étudiantes sont souveraines pour décider de l’orientation des mouvements sur chaque fac, en dehors de toute pression de la part des directions syndicales, et que seule la coordination nationale étudiante est légitime pour porter la parole du mouvement sur le plan national.

Par ailleurs, nous refusons toute négociation et exigeons l’abrogation immédiate de la LRU et des décrets qui y sont associés : masterisation, enseignants-chercheurs, financement sur la performance.

Nous déplorons le boycott de la CNE par la direction de l’UNEF, ce qui n’entame en rien la légitimité propre de ses décisions. Nous condamnons les manœuvres de négociations souterraines en cours qui n’ont pour seul objectif que la casse du mouvement de grève entre une direction syndicale non représentative et le gouvernement. Toute négociation prise au nom de la communauté étudiante qu’elle prendrait serait considérée comme illégitime et comme une trahison de plus car le mouvement est à l’heure de l’unité de tous et toutes pour obtenir satisfaction de nos revendications.

Publié dans FAC OFF

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