[29/03] Projection du film "Remue-ménage dans la sous-traitance" à Nanterre

Publié le par V

 http://www.demosphere.eu/files/import-images/8df1ef38e8626799c478b65578ce93b9.png

Mardi 29 mars 2011 à 17h30 - NANTERRE
Université de Nanterre - Paris X, Amphi C 1 - Bat. C , 200 Avenue de la République, 92001 Nanterre
En présence de la réalisatrice Ivora Cusack

En février 2002, une trentaine de femmes de chambre travaillant dans des hôtels ACCOR mais salariées d'Arcade se mettent en grève, soutenues par leur syndicat SUD. Elles réclament une baisse des cadences de travail imposées, le paiement de toutes les heures réellement travaillées, une prime de fin d'année et un contrat de travail porté à 151 heures pour toutes. Cette grève met en lumière les conditions de travail dignes du tiers monde que permet le recours à la sous-traitance. Elle va se heurter à l'hostilité des principaux syndicats du secteur du nettoyage, notoirement corrompus, mais rencontrer un soutien extérieur assez large. Autour d'elle se constitue notamment un petit collectif décidé à la faire gagner : par ses interventions répétées dans les hôtels, il ne cesse de dénoncer la responsabilité du donneur d'ordres ACCOR. C'est ce soutien qui permet aux grévistes de résister pendant un an et de décrocher la victoire finale.

Toutefois, un an après la fin du conflit, Mayant Faty - celle qui, en tant que déléguée syndicale, se battait quotidiennement pour que les clauses de l'accord de fin de grève s'inscrivent dans les faits - est licenciée par Arcade. Le collectif de solidarité décide alors de reprendre du service pour obtenir sa réintégration, mais aussi pour amener le groupe ACCOR à renoncer définitivement à la sous-traitance du nettoyage, donc à embaucher directement tous les hommes et les femmes qu'il fait travailler, à commencer par Faty elle-même. Chaque semaine depuis mai 2004 à nov. 2005, le collectif est intervenu dans un hôtel ACCOR différent.

Le site du film : http://remue-menage.360etmemeplus.org/

 

 

 

 

Publié dans SOLIDARITÉ INTERPRO

Commenter cet article