[25/11-18h] Rassemblement devant l'ambassade d'Espagne pour la libération des camarades espagnols arrêtés à Nice

Publié le par V

Rassemblement, vendredi 25 novembre, devant l'ambassade de l'Espagne (22 av Marceau Paris 8), à 18h.

NON A LA RÉPRESSION DES MOUVEMENTS SOCIAUX ! LIBERTÉ IMMÉDIATE POUR NOS CAMARADES ESPAGNOLS EMPRISONNÉS À NICE !

 

Mardi 1er novembre Adrian Arcones Hernandez, Xabier Urmeneta Esparza et Miguel Albéniz Pérez, venus d?Iruña et de Logroño pour participer à la manifestation contre le G20, ont été arrêtés et sont depuis emprisonnés, après avoir été condamnés à quatre mois de prison, dont un ferme. Ils ont également l'interdiction de rentrer dans les Alpes-Maritimes pour trois ans. Ils ont été accusés de port et de transport d'armes de sixième catégorie (sont classés sous cette rubrique tous les objets susceptibles d'être utilisés comme armes), avec tentative d?organiser des actions violentes.

Lesdites « armes » sont du matériel d'escalade trouvé dans le coffre de l'un d'eux, qui est membre d'un club d'alpinisme comme le démontre sa carte d'adhérent. Ils ont été arrêtés alors qu'ils ne participaient pas à la manif et parce qu'ils portaient des T-shirt anticapitalistes.

Ce procès est une aberration dont le but est d'étouffer toute contestation sociale. Nos trois camarades ont aussi été inculpés au titre du tout nouveau délit de « participation à bande organisée ». On voit bien ici que le nouveau cadeau de Sarkozy à la police pour soit disant lutter contre les « bandes violentes » a déjà trouvé son application, en permettant l'incarcération de militants syndicalistes. Un pas de plus vers le renforcement de l'état policier.

Or ils ont été relaxés de cette charge, ce qui rend encore plus grotesque la condamnation pour port d'arme. Mais non satisfait de l?arbitraire de cette situation et fort de son pouvoir, le parquet à fait appel de cette condamnation déjà ubuesque et espère alourdir leur peine le 28 novembre.

Nos camarades qui ne parlent pas français sont isolés et n'ont pas encore pu téléphoner. En bafouant les droits fondamentaux la justice française s'illustre encore comme une justice politique visant à réprimer toute contestation du système actuel.

Le SI de la CNT condamne vivement cette mesure et appelle à des actions de soutien pour exiger la liberté immédiate de nos trois camarades emprisonnés.

Un coup porté contre l'un d'entre nous et un coup porté contre tous ! Solidarité internationale !

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